Morbleu, peut-être bien que le bouzin aux qubits débarquera dans le commerce plus tôt qu’on ne le pense ? Cela serait une belle bataille contre la Scalable Platform pour 2022. Mais trêve de projections hasardeuse, et retour à l’information.
Les propos proviennent du vice-président de la firme, Norishige Morimoto, également directeur d’IBM Recherche à Tokyo. Voyant les progrès affichés haut et fort de son bébé, le personnage annonce des machines équipées d’un nombre de qubits supérieure à 20 pour le CES. Mais ce n’est pas tout. Fruit d’un développement ayant commencé en 1996 (un début qui ressemble un peu trop au pipotron à notre goût, mais passons), la suprématie quantique serait atteinte d’ici 3 à 5 ans, avec des machines d’environ 50 qubits et un projet de commercialisation de ces modèles.
Si ce jargon est aussi imbitable que le discours de Matt en fin de soirée, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Derrière cette « suprématie quantique » se cache en fait un terme inventé par IBM signifiant simplement le début de l’ère des ordis se basant sur cette technologie, avec comme mesure leur capacité à dépasser les machines actuelles sur certains domaines. Ce qui ne signifie en aucun cas qu’une machine quantique sera disponible pour le grand public (il faut tout de même la refroidir à -273°C environ – quasiment le zéro absolu !) ni qu’elle sera adaptée à nos usages quotidiens, citons les jeux ou la bureautique par exemple ! Un des scénarios les plus probables consiste à utiliser des puces quantiques comme des accélérateurs dédiés, à la manière de GPU ou FPGA – nous pensons de suite à des applications à la cryptographie dans lesquelles le gain en puissance est connu pour être démentiel. Affaire à suivre ! (Source : DigiTimes)
