• Verdict
Nous voici au bout de ce bref dossier et il est difficile de considérer que les deux nouveaux venus bouleversent l’équilibre des forces en entrée de gamme. Ils proposent un peu plus que l’Athlon 200GE pour un peu plus cher si on s’en tient aux sommes en jeu (l’écart relatif est lui plus conséquent). Nous espérions lors du test du plus petit de la bande que les versions plus onéreuses puissent inclure un IGP disposant de davantage de CU actifs, avec un Vega4 ou soyons fou un Vega5. Las, il n’en est rien puisque la partie GPU est totalement identique y compris au niveau de la fréquence, et restera donc clairement insuffisante pour jouer correctement. Toutefois, ces processeurs ne visent pas le créneau casual gaming, mais plutôt HTPC ou bureautique. Vega3 est donc plus que suffisant dans ce cadre, d’autant que l’activation de CU supplémentaires aurait probablement entraîné pour ces usages, une hausse sensible et inutile de la consommation, lorsque le GPU interne est sollicité. C’est donc uniquement du côté de la fréquence CPU que se situeront les différences entre les 3 références, avec des valeurs respectivement plus élevées de 6 et 9% par rapport au plus petit pour les nouveaux-venus. Pas de quoi transcender les prestations, le – certes léger – surcoût parait en conséquence difficile à justifier, d’autant que l’overclocking est finalement possible via certaines cartes mères et lisse encore davantage les différences pratiques entre les 3 Athlon 2x0GE, pour ceux qui souhaitent s’y adonner. Face à la concurrence, les derniers-nés des rouges permettent cette fois de tenir la dragée haute au Pentium G4560, tout en restant moins onéreux. C’était probablement l’objectif de ces puces, le contrat est donc rempli, était-il nécessaire toutefois de commercialiser 3 références si proches tant en prix qu’en performances, se « marchant sur les pieds » en définitive ?
Comment se positionne l’Athlon 240GE à présent ? Il n’est finalement pas plus cher que le 220GE en boutique, rendant le placement de ce dernier encore plus difficile. Toutefois, les 100 MHz de plus se paient au prix d’une tension de fonctionnement un peu plus élevée, augmentant quelque peu la température et les nuisances sonores (rad. box) face à ses 2 comparses. Il reste toutefois moins onéreux que les puces concurrentes Intel, et pourra donc intéresser ceux souhaitant un petit boost de performance CPU (+ 7,8% / Athlon 200GE) sans avoir à overclocker via le bios. A noter toutefois que le Ryzen 3 2200G a bien baissé, les premiers prix se situant aux alentours de 100 €. Certes cela reste un trentaine d’euros plus cher, mais à ce tarif vous aurez le droit à un véritable quad-core autrement plus performant côté CPU, overclockable via Ryzen Master sous Windows, et disposant d’un IGP d’un tout autre calibre, ouvrant la possibilité d’un casual gaming correct !
Nous remercions naturellement nos partenaires pour la mise à disposition des éléments de test.